Les thérapeutes cognitivo-comportementalistes
cherchent à modifier directement les comportements,
afin de permettre au patient de se libérer
rapidement des symptômes qui le font souffrir.
Confrontés à une phobie (par exemple l'impossibilité
de prendre un ascenseur ou le métro) ou à
des rituels obsessionnels (l'obligation de
ranger ses affaires en permanence, de se
laver les mains vingt fois par jour, de vérifier
inlassablement si on a bien coupé le gaz),
les psychothérapeutes adoptent une vision
plus pragmatique.
Plutôt que de rechercher le sens de ces symptômes
(ce que ferait un psychanalyste), ils vont
les considérer comme des réponses apprises;
ils vont donc aider le patient à " désapprendre
" les comportements qui les gênent,
et à en adopter d'autres qui permettent une
vie plus normale.
Au delà de l'action sur les comportements,
l'apport de la psychologie cognitive fait
que l'on prend actuellement de plus en plus
en compte les idées et les sentiments du
patient, son univers intérieur.
Les thérapies comportementales
n'apportent
donc pas de réponse
à un questionnement existentiel
ou à une meilleure
connaissance de soi-même
; elles vont aider
ceux qui veulent soigner
des symptômes qui
les embarrassent et qu'ils
peuvent isoler et
décrire. Ce sont comme
on l'a vu les phobies
et les obsessions,
mais également l'anxiété,
les attaques de
panique, la boulimie,
les problèmes sexuels,
voire certaines formes
de dépression.
Des techniques pratiquées
individuellement
ou en groupe peuvent
aussi aider les personnes
souffrant d'une faible
estime de soi ou d'une
mauvaise image d'eux-mêmes.
Les comportementalistes
analysent le plus
précisément possible
ce qui motive la demande
d'aide du patient
; ils étudient la fréquence
et l'intensité des
symptômes, les circonstances
dans lesquelles ils
se produisent, les facteurs
qui les modifient.
Quelles sont les
réactions corporelles que
provoque la situation
angoissante ? Dans
quelles circonstances
les symptômes sont-ils
apparus la première
fois ? Quelles en sont
les conséquences
familiales, sociales, professionnelles
? Comment réagit
l'entourage, la famille
?
A partir de toutes
ces réponses va pouvoir
s'élaborer un stratégie
thérapeutique déterminée.
Le principe de la méthode
Une méthode est celle
de la désensibilisation
systématique
le plus important est d'apprendre au patient
une méthode de relaxation ; le thérapeute
suggère alors au patient en état de relaxation
de raconter les scènes qui lui sont pénibles
et il lui apprend progressivement à réduire
son anxiété.
Dans l'exposition progressive graduée, le
thérapeute peut prendre son patient par la
main et l'accompagner, voire le précéder
dans la situation réelle.
Beaucoup plus spectaculaire,
une autre technique
va consister, après
une phase de préparation
rigoureuse, à plonger
le patient dans une
situation d'angoisse
maximale (prendre l'ascenseur
jusqu'au sommet d'un
building de 60 étages
par exemple) : on
parle alors d'immersion,
d'implosion ou d'exposition
prolongée. La
présence rassurante
du thérapeute est ici
bien sûr indispensable
!
Enfin, dans le jeu
de rôle, le patient joue
son comportement
tel qu'il serait dans la
vie réelle, le thérapeute
jouant le personnage
opposé.
La cognition signifie
l'ensemble des sentiments,
des émotions, des
pensées, des images mentales
que notre esprit
fabrique lorsqu'un événement
se produit ou va
se produire.
A la suite d'un événement
traumatisant du
passé comme par exemple
un deuil ou une séparation
brutale, le sujet
est en proie à un véritable
monologue intérieur,
à une rumination, à
un flot continu de
pensées qui donne une
coloration émotionnelle
à la réalité : tristesse,
anxiété ou colère.
Ce monologue intérieur est devenu un véritable
schéma mental, une image qui génère une émotion
négative. Ces schémas sont stockés dans la
mémoire. Ils sont activés automatiquement
lorsqu'un événement équivalent va se présenter
: par exemple lorsque le sujet doit affronter
une séparation banale dans sa vie quotidienne.
Il se produit un
véritable empiètement du
passé dans le présent.
Le sujet anticipe
alors négativement
ce qui va se passer, c'est-à-dire
se met inconsciemment
en situation d'angoisse
et d'échec.
Il y a là un écart
majeur entre la perception
de la réalité et
la réalité elle-même.
La thérapie va aider
à comprendre comment
ces pensées déclenchent
et maintiennent les
émotions et les comportements
dont on souffre
et comment on peut
les modifier.
Quel type de praticien pour cette méthode
?
De nombreux praticiens,
psychiatres et psychologues,
réalisent aujourd'hui
une synthèse des méthodes
comportementales
et des thérapies cognitives.
Ceci permet de structurer
des traitements
pendant une période
relativement brève (généralement,
six mois au cours
d'une vingtaine de séances).
Ces thérapeutes exercent
en cabinet ou en
milieu hospitalier
Il existe ainsi des
cliniques spécialisées
dans la prise en
charge du stress
et de l'anxiété
et deux sociétés nationales de thérapie comportementale
qui peuvent apporter
tous les renseignements
nécessaires.
(cf. LIENS : AFTCC , Médiagora )
Comprendre la thérapie comportementale et
cognitive adaptée à la guérison des phobies,
et la sophrologie : http://www.tcc.fr.vu
http://www.sophrologie-info.com
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