Vous savez que dans l'agoraphobie, la phobie
sociale , vous vous faites un film dans lequel
vous vous sentez mal à l'avance ... vous
"appréhendez". Votre imagination
se crispe sur des mises en scène, alors essayez
au moment où vous aller sortir ou être en
société et dès que vous commencez à y penser,
à dériver vos idées ailleurs... mais... quelles
bonnes idées saines pour remplacer les anciennes
idées d' appréhension ?
Ici : Autosuggestion
Forte anxiété et angoisse qui se manifeste
en présence de une ou plusieurs personnes.
La personne qui souffre de phobie sociale
ne comprend pas ce qui lui fait peur à propos
des autres. Elle pense qu'elle a peur des
autres, mais elle ne sait pas qu'elle étouffe
ses émotions lorsqu'il y a d'autres gens
avec elle (idées parasites sur ce que les
gens pourraient penser en mal de vous, s’ils
vous observent, s’ils vous jugent…)
Les émotions qui découlent de ces idées parasitaires
à votre esprit sont étouffées et veulent
se faire entendre ! (Par exemple pouvoir
crier: «ne me regardez pas comme çà, foutez
le camp d’ici, laissez moi tranquille, ne
me jugez pas, ne me regardez pas ainsi en
me fixant, oui je vous regarde pour voir
si vous ne me surveillez pas!)
Toutes ces idées provoquent des émotions
et des tensions usantes pour le cerveau et
qui ne peuvent s’échapper (on passerait pour
un fou à invectiver les gens ainsi! Et là
est le cercle vicieux de la phobie sociale
qui se nourrit du regard sur les autres et
des autres qui vous regardent: pourquoi me
regardez-vous avec insistance? Le sujet malade
ne sait pas que c’est parce qu’il scrute
à plusieurs reprises -par exemple dans les
transports en commun- le visage d’une personne
en face d’elle pour voir si ce visage exprime
des traits de rejet de vous, qu'il auto-nourrit
sa peur et sa phobie.)
Toutes ces idées ne pouvant s'échapper, produisent
un système d'alarme qu'on appelle Angoisse.
Avec le temps, la personne n'est même plus
consciente qu'elle étouffe ses émotions.
Habituée à subir l'angoisse lorsqu'elle est
en présence des autres, elle associe son
anxiété et son angoisse aux autres. La personne
a de plus en plus peur et elle commence à
éviter la société, alors commence la phobie
sociale handicapante, car son trouble l'empêche
de faire tout ce qui est en société .
Comprendre la phobie sociale
Imaginez que vous vous retrouvez d'un coup
tout nu dans la rue ou devant vos collègues
de travail ! Vous allez ressentir
de la honte mais surtout penser que l'on
va vous regarder, que l'on va se moquer de
vous et vous aurez envie de vous cacher dans
un trou de souris, pourvu qu'on ne vous voie
pas.
Un phobique social va produire la même pensée
de fuir le regard
des autres et finalement
Les Autres tout cours.
"L'enfer, c'est les autres." (Jean-Paul
Sartre)
La phobie sociale est l'incapacité à avoir
des relations sociales et professionnelles
satisfaisantes, du fait de l'anxiété
et de la peur humiliante du " regard
de l'autre ", de l'obsession d'être
épié et jugé par ses semblables.
Du côté des Comportementalistes: " La phobie n'est pas une maladie mais
un trouble du comportement appris. Les symptômes
d'une attaque de panique sont identiques
à ceux ressentis lors d'une très grosse peur,
tout le monde a une fois dans sa vie connu
ces symptômes (exemple pendant un accident
de voiture etc.) mais le cerveau a réussi
à bien identifier la peur en question afin
de nous défendre. Prenons un exemple concret,
imaginez que vous êtes au milieu d'une route
et tout d'un coup vous voyez un chauffard
vous foncer dessus : peur => symptômes
attaque de panique => fuite devant le
danger, cette fonction est vitale pour tout
être vivant, c'est ce qui permet de le protéger.
Or comment devient-on phobique ? On devient phobique progressivement par une
accumulation de plusieurs paramètres, en
général les phobiques sont des personnes
sensibles qui ont vécu dans une ambiance
angoissante ou qui ont eu des parents très
angoissés, et qui ont appris à penser plus
aux autres qu'à eux-même. Et puis un jour à force de toujours tirer
sur la corde c'est à dire à force de ne pas
écouter les limites de son corps, une grosse
attaque de panique se déclenche dans un endroit
quelconque (dans la rue ou dans la voiture
ou dans un magasin ou dans une situation
sociale, etc.). Le mécanisme naturel de défense
se met alors en route : Attaque de panique
=> fuite, mais un problème se pose alors
pour le cerveau. Si attaque de panique, il
y a eu un grand danger donc le cerveau cherche
un coupable : Quelle a été la peur qui a
déclenchée une crise de panique ? La partie inconsciente du cerveau enregistre
alors l'endroit, la situation où a eu lieu
la première attaque de panique, comme une
situation dangereuse et dont il doit se méfier.
C'est ainsi qu'à chaque fois que la personne
va vouloir retourner à cet endroit ou dans
cette situation, son inconscient va lui envoyer
un message erroné de danger, et déclencher
une nouvelle attaque de panique et encore
une fuite. La personne va alors finir par
éviter l'endroit ou la situation en question,
et
par définition : dès qu'il y a peur avec
évitement, il y a développement d'une phobie.
Le cerveau limbique va alors sans cesse envoyer
de mauvaises informations et la personne
va progressivement s'enfoncer dans l'évitement
de plusieurs situations de peur d'avoir à
nouveaux des crises de paniques jusqu'à ce
qu'elle ne puisse plus du tout sortir de
chez elle ou rencontrer des gens. Elle est
devenue agoraphobe ou phobique sociale."
Sourire " - Je suis sûr qu'ils se moquent de
moi,
ce n'est même pas drôle, je suis phobique
social !"
Comment se déroulent les séances de thérapie
comportementale et cognitive ?
En ce qui concerne les phobies sociales et
agoraphobies, le psy va vous faire faire
une batterie de tests puis vous faire établir
une liste des situations qui vous gênent
et ensuite vous y désensibiliser par de la
relaxation musculaire, des suggestions et
des expositions douces aux situations que
vous redoutez, pour vous aider à vous
faire prendre conscience de vos idées fausses
et vous permettre de vous en délivrer.
Les grandes phobies: phobie sociale, agoraphobie,
phobie scolaire, les troubles anxieux, les
attaques de panique, les troubles obsessionnels
compulsifs peuvent arriver à n'importe qui
aussi fort soit-il et dissoudre un mental
fort et bien construit, à la suite d'un accident,
d'une séparation, d'un traumatisme, d'un
surmenage professionnel.
Historique
Chez les Grecs, la phobie
sociale était mentionnée
sous le nom de timidité.
Au XIXe siècle, on l'a
décrite comme «rougeur
due au trac».
C'est Jeannet, en 1903,
qui le premier a
parlé de phobie. A partir
de 1966, les phobies
ont été différenciées.
Définition
En deux phases: d'abord
une peur marquée
en situation sociale qui
se répercute sur
les performances, jusqu'à
provoquer un handicap.
Dans un deuxième temps,
la personne évite
les situations sociales,
ce qui entraîne
une invalidité sociale.
Mécanisme
La personne est uniquement
centrée sur ses
réactions internes dans
ses échanges avec
les autres. Elle ne perçoit
pas son interlocuteur.
Elle voit son trouble comme
dans un miroir:
ses tremblements, sa sueur,
le rougissement
de son visage.
La phobie sociale devient
vite un cercle
vicieux qui s'auto-alimente:
la peur fait
baisser les performances,
la baisse des performances
entraîne l'évitement. Plus
l'évitement est
grand, moins la personne
a l'occasion de
s'exercer, donc ses performances
diminuent,
etc. Le handicap causé
par la phobie sociale
se répercute à plusieurs
niveaux de la vie
de la personne: la profession,
le mariage,
la capacité à quitter sa
famille.
Fréquence
Les phobies sociales sont
décrites partout
dans le monde, sauf en
Afrique. Il y a à
peu près autant d'hommes
que de femmes phobiques
sociaux.
Selon les études, la fréquence
de la maladie
dans la population va de
3 à 30-40%. Le Dr
Besson, à Cery, fait une
étude actuellement
sur la proportion de malades
phobiques dans
ses consultations.
L'âge d'apparition de la
maladie est très
bas. On évalue que 70%
des cas se déclarent
avant 15 ans.
Troubles associés ou comorbidité
On constate, chez l'enfant,
une grande agressivité
en situation sociale.
Chez l'adulte, la dépression,
les TOC (troubles
obsessionnels compulsifs)
et très souvent
l'addiction (comportement
nuisible et répété:
la toxicomanie, l'alcoolisme,
le tabagisme,
l'anorexie, la boulimie).
Une étude à Bâle a montré
que 60% des toxicomanes
aux opiacés étaient phobiques
sociaux. Les
personnes phobiques «soignent»
leur anxiété
par ces conduites addictives.
Diagnostic
Le diagnostic est très
difficile à poser.
Chez les enfants
de moins de 15 ans
Les enfants ne peuvent
développer des stratégies
d'évitement. Ils sont obligés
d'aller à l'école.
Ils se défendent souvent
par une grande agressivité
et ont de mauvaises notes.
Les périodes clés
pour l'émergence des symptômes
d'une phobie
sociale seraient 4-5 ans
et le début de l'adolescence.
Chez les adultes
Les gens s'arrangent, s'accommodent
de leur
trouble phobique et consultent
souvent pour
une maladie associée, par
exemple la dépression.
Il en résulte que les gens
consultent pour
la première fois jusqu'à
dix-huit ans après
le début de leur pathologie.
Ce qui est regrettable
car le trouble est alors
cristalisé, ancré.
Chez l'enfant, il s'agit
de différencier
le syndrome d'abandon (l'enfant
pleure parce
qu'il quitte sa famille)
de la phobie sociale
(l'enfant pleure parce
qu'il a peur des gens).
Chez l'adulte, le diagnostic
différentiel
porte sur les troubles
paniques et la phobie
sociale: la personne qui
panique aime que
les personnes qu'elle connaît
s'occupent
d'elle tandis que la personne
phobique craint
que les personnes qu'elle
connaît s'occupent
d'elle.
Causes
Il n'y a pas de cause spécifique
mais plutôt
un ensemble de facteurs.
Une prédisposition génétique.
Un certain environnement:
une famille autoritaire
centrée sur les performances,
la compétition.
Un type de personnalité:
évitante (timide,
en retrait, qui se défend
de l'angoisse des
performances par l'évitement,
évitement qu'elle
finit par avoir pour toute
la société); un
peu obsessionnelle; avec
un grand amour propre.
Dans le règne animal, on
a observé qu'un
coq dominant puni se retire,
un coq non-dominant
puni reste dans la basse-cour.
Dans moins de 10% des cas,
on relève un traumatisme
aigu dans l'enfance, souvent
une humiliation
publique.
Traitement
Dans un premier temps,
il faut traiter la
comorbidité (troubles associés),
par exemple
la dépression. L'OMS ne
donne pas d'indication
thérapeutique claire pour
traiter la phobie
sociale. La tendance générale
est de traiter
à deux niveaux. Les traitements
sont longs,
surtout si le trouble est
cristallisé depuis
longtemps.
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Niveau médicamenteux
Les antidépresseurs: jusqu'à
il y a 15 ans
ce sont les IMAO, et surtout
l'Anafranil,
qui étaient prescrits.
De nos jours, on utilise
les antidépresseurs
sérotoninergiques, le seul
qui a reçu l'autorisation
d'être utilisé pour le
traitement des phobies
est le Déroxat. Ce traitement
est généralement
prescrit pendant dix-huit
mois. Les anxiolytiques
sont utilisés très ponctuellement
vu leur
caractère d'accoutumance
chez des personnes
sujettes à l'addiction.
Niveau psychologique (pendant
environ un
an)
La méthode la plus rapide
est la TCC (Thérapie
Cognitive et Comportementale).
Cette thérapie
est encore plus efficace
quand elle est pratiquée
en groupe.
Elle se fait en trois étapes:
action sur le comportement,
c'est-à-dire
sur les symptômes physiques
qui poussent
la personne à l'évitement,
en verbalisant
ses troubles physiques,
puis en faisant prendre
conscience à la personne
que son ressenti
n'est pas perçu de l'extérieur;
action sur les pensées
automatiques qui sont
souvent du type «je ne
suis pas capable».
Les phobiques pensent qu'ils
ne sont pas
à la hauteur des performances
que l'on attend
d'eux. Ils se retirent
dans l'agression ou
l'évitement;
l'immersion: la personne
se met dans la situation
qui la rend phobique. L'immersion
se fait
très doucement, progressivement
et en compagnie
d'une personne de confiance.
Quand l'immersion
est bien faite, la phobie
devient très vite
supportable. Mais si elle
se passe mal, on
perd environ un an de thérapie.
En conclusion, la phobie
est souvent une
angoisse qui s'est cristallisée
en peur d'un
objet ou d'une situation.
Dans moins de 10%
des cas, on trouve un traumatisme
aigu. La
thérapie pour une remise
en confiance de
la personne en ses capacités
est très longue.
Un environnement thérapeutique
favorable
avec une confiance réciproque
est nécessaire.
Description médicale tirée du DSM-IV : Diagnostic and Statistical Manual of Mental
Disorders
1.Une peur persistante
et intense d'une ou
plusieurs situations sociales
ou bien de
situations de performance
durant lesquelles
le sujet est en contact
avec des gens non
familiers ou bien peut
être exposé à l'éventuelle
observation attentive d'autrui.
Le sujet
craint d'agir (ou de montrer
des symptômes
anxieux) de façon embarrassante
ou humiliante.
2.L'exposition à la situation
sociale redoutée
provoque de façon quasi
systématique une
anxiété qui peut prendre
la forme d'une Attaque
de panique liée à la situation
ou bien facilitée
par la situation.
3.Le sujet reconnaît le
caractère excessif
ou irraisonné de la peur.
4.Les situations sociales
ou de performance
sont évitées ou vécues
avec une anxiété et
une détresse intenses.
5.L'évitement, l'anticipation
anxieuse ou
la souffrance dans la (les)
situations(s)
sociale(s) ou de performance
redoutée(s)
perturbent , de façon importante,
les habitudes
de l'individu, ses activités
professionnelles
(ou scolaires), ou bien
ses activités sociales
ou ses relations avec autrui,
ou bien le
fait d'avoir cette phobie
s'accompagne d'un
sentiment de souffrance
important.
6.Pour les individus de
moins de 18 ans,
on ne porte le diagnostic
que si la durée
est d'au moins 6 mois.
7.La peur ou le comportement
d'évitement
n'est pas lié aux effets
physiologiques directs
d'une substance ni à une
affection médicale
et ne sont pas mieux expliqués
par un autre
trouble mental (p. ex.
le trouble panique
avec ou sans agoraphobie).
Si une affection médicale
générale ou un
autre trouble mental est
présent, la peur
décrite en 1 est indépendante
de ces troubles;
par exemple, le sujet ne
redoute pas de bégayer,
etc..
Autrement dit, la phobie
sociale est la peur
irraisonnée, intense et
persistante de situations
sociales. La personne redoute
d'être évaluée,
critiquée ou jugée ridicule.
Elle craint
d'être exposée à l'éventuelle
observation
attentive d'autrui et donc
d'agir de façon
humiliante ou embarrassante.
Elle reconnaît
le caractère excessif de
la peur. Pourtant,
les situations sociales
ou de performance
sont évitées ou vécues
avec une anxiété et
une détresse intenses.
L'évitement, l'anticipation
anxieuse ou la souffrance
dans les situations
redoutées sociales ou de
performance perturbent,
de façon importante, les
habitudes de l'individu,
ses activités professionnelles
(ou scolaires)
ou bien ses activités sociales
ou ses relations
avec autrui. Le phobique
social peut avoir
à subir la peur de rougir
, la peur de manger,
d'écrire, de travailler
sous le regard d'autrui
ou la peur de formuler
des demandes, la peur
de parler devant un groupe
ou de faire de
nouvelles rencontres.
Gratuit, simple et interactif entre membres
pour témoigner, s'entraider,
avoir des conseils,
s'écrire, partager.
Le trouble de personnalité évitante
Description médicale tirée du DSM-IV : Diagnostic
and Statistical Manual
of Mental Disorders
- American Psychiatric
Association:
Mode général d'inhibition
sociale, de sentiment
de ne pas être à
la hauteur et d'hypersensibilité
au jugement négatif
d'autrui qui apparaît
au début de l'âge
adulte et est présent dans
des contextes divers,
comme en témoignent
au moins quatre des
manifestations suivantes:
1.Le sujet évite
les activités sociales professionnelles
qui impliquent des
contacts importants avec
autrui par crainte.
d'être critiqué, désapprouvé
ou rejeté.
2.Est réticent à
s'impliquer avec autrui
à moins d'être certain
d'être aimé.
3.Est réservé dans
les relations intimes
par crainte d'être
exposé à la honte et au
ridicule.
4.Craint d'être critiqué
ou rejeté dans les
situations sociales.
5.Est inhibé dans
les situations interpersonnelles
nouvelles à cause
d'un sentiment de ne pas
être à la hauteur.
6.Se perçoit comme
socialement incompétent,
sans attrait ou inférieur
aux autres.
7.Est particulièrement
réticent à prendre
des risques personnels
ou à s'engager dans
de nouvelles activités
par crainte d'éprouver
de l'embarras.