EDUQUER C' EST ?![]() Donner de l'amour à un enfant signifie l'accepter comme il est et le lui montrer. Les enfants et les adolescents ont besoin, pour bien grandir, de cette sécurité pour se développer et gagner en assurance, pour prendre la mesure de leurs forces et de leurs faiblesses. Le parent exprime parfois son amour avec maladresse. Mais que veut-on dire par donner de l'amour? La manière la plus directe de manifester son affection, c’est la proximité, la chaleur et le contact. Qu'on leur gratte gentiment le dos, cherche amicalement leur regard, leur donne une petite bourrade ou une tape sur l'épaule, les enfants savent bien ce que cela signifie. Avec les enfants plus âgés, le contact peut prendre d'autres formes. Les adolescents – filles et garçons – ont parfois encore besoin qu'on les prenne dans les bras pour être rassurés même s'ils s'en défendent. Il est alors important de savoir saisir ce moment et d'en profiter. Prendre le temps pour son enfant, s'intéresser à lui ou le consoler sont autant de façons de lui manifester notre amour. Il est important que les parents disent à leurs enfants qu'ils les aiment, qu'ils sont fiers d'eux, et pas seulement quand ils rapportent de bonnes notes. Mais offrir son amour ne signifie pas que l'adulte n'a plus le droit de poser des limites ou fixer des interdits. ![]() Ecouter son enfant, c'est lui offrir de l'attention et veiller à comprendre ses préoccupations. Occupés à grandir et à trouver leur place dans le monde, les enfants font quotidiennement de nouvelles découvertes et de nouvelles expériences. Pour leur donner sens, ils ont besoin de l'oreille attentive de leurs parents. Chaque famille devrait avoir régulièrement l'occasion de dialoguer, sous forme de conseils de famille ou de moments ritualisés lors d'un repas en commun. Avec les plus petits, on peut prendre l'habitude d'une discussion à un moment choisi. Ecouter demande de l'attention. Voici quelques conseils utiles. Les phrases se terminent parfois autrement qu'on l'aurait supposé, peut-être par une information essentielle. C'est pourquoi il est important de laisser parler sans interrompre. Les commentaires ou conseils précipités sont rarement de mise. Les enfants se sentent davantage pris au sérieux lorsqu'on essaie de trouver des solutions avec eux. Afin de prévenir les malentendus, il est utile de s'assurer qu'on s'est bien compris. Dans une bonne discussion, mieux vaut ne pas être dérangé. On éteindra la télévision et, pour une fois, on laissera sonner le téléphone. En racontant leurs aventures, les enfants se perdent parfois dans les détails. Dans ce cas, il est utile de les aider à synthétiser leur pensée. Par ailleurs, les parents encourageront les enfants timides ou introvertis à s'exprimer davantage. ![]() · Jouer, parler, lire, découvrir le monde avec ses enfants… Au travers des activités familiales, les enfants apprennent quantité de choses utiles pour la vie, et les rapports familiaux ne peuvent qu'en bénéficier. Beaucoup d'enfants et d'adolescents souhaiteraient passer plus de temps avec leurs parents. On peut y parvenir ainsi. · Prendre le temps ne signifie pas forcément s'adonner à des activités coûteuses. Les enfants apprécient beaucoup une sortie à la piscine, une excursion en forêt ou un tour à vélo. Des hobbies communs sont autant d'occasions de passer du temps ensemble. · Dans le quotidien, les enfants ont besoin de temps et d'attention. On peut allier l'utile à l'agréable. Les tâches ménagères peuvent devenir un plaisir partagé si on ne les présente pas comme des corvées. De nombreuses familles éteignent régulièrement les dévoreurs de temps que sont les téléviseurs et les play-stations. Les heures ainsi libérées leur permettent de partager bien des plaisirs communs. · Les parents devraient en particulier accorder de l'attention à leurs enfants lorsque ceux-ci en ont vraiment besoin, par exemple lorsqu'ils ont trop de peine avec leurs devoirs ou qu'un pneu de leur vélo est crevé. Les rituels, comme lire une histoire avant d'éteindre, sont peut-être parfois un peu contraignants pour les parents, mais ils apportent beaucoup à l'enfant. · Les parents qui disposent de peu de temps pour leur famille en raison de leurs engagements professionnels ne doivent pas pour autant avoir mauvaise conscience. En définitive, l'important c'est que les heures passées avec des enfants soient de qualité. Si le temps est compté, les grands-parents, les tantes ou les amis peuvent prendre le relais. Mettre des limites et s'y tenir est pour beaucoup de parents la tâche la plus importante, mais aussi la plus difficile. Les enfants et les adolescents sont de véritables champions dans l'art de mettre la patience et la cohérence de leurs parents à l'épreuve. Il est pourtant indispensable de poser des limites, cela pour deux raisons: pour protéger les enfants contre les dangers domestiques et du monde extérieur; les règles dont ils comprennent le sens leur donnent un sentiment de sécurité. Il est souvent difficile de contrarier les désirs des enfants. Cependant, à long terme, la vie familiale sera facilitée si parents et enfants ont une vision claire des limites à ne pas outrepasser. Dans la vie, comme lorsque l'on joue, certaines règles doivent être impérativement respectées. Les limites doivent être clairement définies. Les règles édictées par les adultes doivent résulter d'une réflexion. Les enfants en âge de comprendre respectent mieux les demandes ou les interdits dont on leur explique les raisons. Lorsqu'on fixe des limites, il faut aussi s'y tenir. Evidemment, les parents n'iront pas au lit à la même heure que leurs enfants ! Par contre, c'est en se brossant régulièrement les dents qu'ils donneront le meilleur exemple. Poser des limites et ne pas les respecter est absurde. Etre conséquent renforce sa crédibilité et donne à l'enfant le sentiment d'être pris au sérieux. Lorsque un enfant enfreint une règle, il est important que les adultes réagissent fermement et sans se contredire. Les enfants sont sécurisés si les règles appliquées par leurs parents et les autres personnes en charge de leur éducation suivent une même logique, même si les styles d'application ne sont pas identiques. Parfois un «non» clair ou un avertissement ne suffisent pas. Lorsqu'une punition s'impose, elle devrait être la conséquence directe du comportement de l'enfant. Un enfant peut comprendre une «punition logique ». Les parents doivent aussi respecter certaines règles en matière de punition. La violence est à exclure sous toutes ses formes: les coups mais aussi la violence psychique, comme par exemple le retrait d'attention. Une règle, lorsqu'elle n'a plus de sens, doit être abandonnée ou adaptée à la situation du moment. Les enfants ne vont pas soudainement perdre leurs repères si l'on retarde une fois l'heure du coucher. ![]() Amour, joie, tristesse, peine et colère, les sentiments font partie de la vie de famille. Les enfants manifestent leurs sentiments de façons très variées : les uns font des câlins, les autres offriront plus volontiers un dessin. Il est important pour les enfants, et leur bon développement, de comprendre les sentiments et d’apprendre à les gérer. Les enfants doivent pouvoir extérioriser leurs sentiments, qu’ils soient positifs ou négatifs. Sous réserve des règles de politesse, chaque enfant peut le faire à sa manière, bruyamment ou silencieusement. L’époque où les garçons ne devaient pas pleurer et les filles ne pas se mettre en colère est révolue. Parfois, les adultes trouvent les démonstrations de sentiments des enfants déplacées. On peut demander à l’enfant de se maîtriser, mais il devra comprendre que ce n’est pas son sentiment, mais son comportement qui est inadéquat. Les enfants veulent que leurs sentiments soient pris au sérieux. Les petites ou grandes catastrophes les ébranlent différemment que les adultes. Le mieux est de réagir avec calme. Certains jeunes préfèrent garder pour eux ce qui les émeut. Si leur comportement change de façon sensible, il est important que les parents en cherchent la cause et fassent régner un climat de confiance. Même les enfants timides ou introvertis devraient pouvoir confier ce qui les tracasse. Dans le monde des sentiments, les petits apprennent aussi des grands. Les parents peuvent tout à fait montrer leurs sentiments et les expliquer avec des mots à la portée de leurs enfants. Il est certain que les enfants ont des antennes : lorsqu’il se passe quelque chose, ils le perçoivent. Ce qui les inquiète, c’est de sentir qu’il se passe quelque chose mais que leurs parents ne leur en parlent pas. Les parents, comme les enfants, ne sont pas à l’abri d’une colère déplacée. Il est alors important de s’excuser ; reconnaître une faute, ce n’est pas faire preuve de faiblesse ! Prévention routière Comment en parler avec nos enfants ? Ceci est assez compliqué car on n’évoque pas le sujet de la même façon avec un enfant de 3 ans, un « grand » de 9 ans ou un ado de 16 ans. De plus, il ne faut pas oublier que les enfants ne perçoivent pas les dangers de la route et les risques qu’ils peuvent encourir comme les adultes. En effet, leur vision et leur ouïe sont différentes , leur concentration aussi et leur perception de la vitesse des véhicules également. Fréquemment, il arrive que les parents, eux-mêmes piétons et conducteurs, ne donnent pas le bon exemple : « Ils traversent en dehors des clous, passent à l’orange, téléphonent en conduisant »… autant de comportement que les enfants s’empresseront d’imiter ! Il faut savoir que chez les 15-25 ans, la route est la première cause de mortalité, avec 1'625 tués en 2005 et 41'400 blessés, en France. Sur le site suivant : http://ww.priorite-vos-enfants.fr , vous trouverez une panoplie de conseils pratiques, d’outils pour vous aider ainsi que des jeux interactifs et des quiz. C’est un site à consulter ; il est très intéressant. ![]() Aimer et connaître son enfant pour l’amener à l’autonomie. «Les enfants ont besoin de moments de liberté qu'ils doivent avoir le droit d'aménager à leur façon. Dès l'âge d'un an, on les voit gagner en autonomie. Ils apprennent à manger tout seuls, à être séparés de plus en plus longtemps de leurs parents; plus tard, ils souhaitent gérer leurs loisirs, leurs sorties, leur argent de poche. L'autonomie est essentielle pour conduire l'enfant à l'indépendance et à la responsabilité. Comment faire la part des choses entre laxisme et encouragement à l'autonomie?» · Les enfants qui sont impliqués dans le quotidien des familles apprennent une foule de choses utiles pour l'avenir. Ainsi, lorsqu'un enfant a eu l'occasion d'étudier le plan d'une ville avec sa maman ou d'aider son papa à réparer le vélo, il sera plus tard d'autant plus à même de le faire seul. L'autonomie s'acquiert progressivement. Les enfants fréquentant l'école primaire arrivent à gérer l'argent de poche (une somme modeste) remis chaque semaine. Plus tard, les adolescents se débrouillent bien avec un compte où une somme leur est versée mensuellement, laquelle peut éventuellement couvrir les dépenses scolaires et l'achat des vêtements. · Certaines mesures pratiques peuvent donner aux enfants assez de sécurité pour qu'ils puissent exercer leur autonomie. Ainsi avec un téléphone portable ou une carte téléphonique, un enfant de douze ans qui se perd dans un quartier inconnu pour y retrouver un copain ou une copine se sent plus en sécurité. Et ses parents sont rassurés de voir qu'il est capable de se débrouiller seul. · Les goûts peuvent fortement diverger d'une génération à l'autre. En matière de hobbies, de look, d'amis, de décoration de chambre. Les enfants doivent pouvoir faire leurs propres choix, dans le respect toutefois des règles édictées par leurs parents. La tolérance atteint ses limites lorsque la santé et le bien-être des enfants sont en jeu. Si un(e) adolescent(e) se met à fumer ou à boire, il est évident que cela ne contribue pas à son bon développement. La puberté est un moment critique où les jeunes réclament une grande autonomie et peuvent subitement se rebeller contre leurs parents. Les jeunes doivent alors comprendre qu'il n'existe pas de liberté sans limites, faute de quoi ils risquent de perdre pied. De leur côté, les parents doivent pouvoir guider leurs adolescent(e)s et les aider à découvrir leur propre voie. Car il s'agit là du passage à la vie d'adulte. ![]() «Des disputes, il en surgit dans toutes les familles, cela n'a rien de dramatique. S'affirmer, dire non, c'est montrer qu'on supporte les tensions, qu'on n'est pas indifférent, qu'on souhaite convaincre, c'est trouver des compromis et se réconcilier. Les disputes permettent aux enfants de développer d'importantes compétences sociales qui ne s'acquièrent pas dans le vide, par miracle. Pour que les conflits puissent être résolus et ne causent pas de tensions supplémentaires, il convient cependant d'observer quelques règles.» Il n'y a pas de sujet tabou. Les enfants doivent aussi pourvoir manifester des sentiments négatifs tels que l'aversion ou la colère sans être pour autant rabroués. Les adultes sont généralement en position de force. Ils doivent donc veiller à ne pas blesser les enfants par des mots trop durs ou d'autres formes de violence, ils doivent prendre leurs requêtes au sérieux. On peut très bien conclure que, sur telle question, on n'est pas du même avis. C'est alors l'occasion, pour les enfants comme pour les adultes, d'exercer leur tolérance. Les enfants doivent pouvoir se disputer sans que les adultes se sentent obligés d'intervenir. Mais lorsque les disputes tournent trop injustement au désavantage des plus faibles, on calmera le jeu et fera appel au respect mutuel ; avec affection, mais très clairement. Les adultes sont des modèles importants. Les enfants apprennent à gérer les tensions lorsque leurs parents sont eux-mêmes capables de rester respectueux dans leurs propres conflits. Les enfants ne souffrent pas tant des conflits que de leurs dérapages : reproches et commentaires blessants, violences domestiques. Les adultes peuvent parfaitement expliquer aux enfants les raisons de leurs disputes, dans un langage adapté à leur âge, et sans les contraindre à prendre parti. S'il est important d'accepter d'éventuelles disputes, il est tout aussi important de savoir se réconcilier. Lorsqu'une dispute entre enfants semble sans issue, les parents peuvent intervenir. Ils chercheront en particulier à réconcilier leur petit monde avant le coucher pour que chacun puisse dormir tranquillement. ![]() « Face à tout ce qu’ils doivent apprendre et entreprendre, les enfants ont besoin de beaucoup de courage et d’assurance. C’est ainsi qu’ils apprennent à assumer des responsabilités, à s’impliquer et à ne pas se laisser trop facilement influencer. Pour développer leur courage et leur assurance, les enfants ont besoin de deux choses : être contents de ce qu’ils ont déjà fait, et que leurs efforts soient reconnus. Comment les parents peuvent-ils encourager leurs enfants ? » Les enfants veulent être aimés en tant que personnes et pas seulement pour leurs succès. Ils sont facilement motivés, mais aussi facilement découragés. C'est pourquoi les parents doivent être attentifs et positifs. Pour acquérir de la confiance, il faut avoir connu le succès. Si, lorsqu'ils se livrent à leurs expériences, les enfants peuvent se tromper sans se faire gronder, ils apprendront aussi à supporter égratignures et autres accidents mineurs. En se chargeant de menus travaux et en acceptant des responsabilités à leur hauteur, les enfants gagnent en estime d'eux-mêmes. Les enfants ont besoin d'être complimentés, nos seulement pour leur réussite mais aussi pour leurs efforts. Les louanges doivent être proportionnées, faute de quoi elles perdent leur valeur. De petites astuces permettent de prévenir d'inutiles frustrations. Ainsi, on choisira pour les petits des vêtements qu'ils peuvent enfiler eux-mêmes (comme les grands !). Ce qui vaut pour les enfants vaut également pour les adultes ; les parents qui accordent à leurs enfants le droit à l'erreur s'accordent aussi la liberté d'en commettre. Eduquer c’est … ENCOURAGER Eduquer c’est … ACCEPTER LE CONFLIT Eduquer c’est … AMENER A L’AUTONOMIE Eduquer c’est … MONTRER SES SENTIMENTS Eduquer c’est … METTRE DES LIMITES Eduquer c’est … PRENDRE LE TEMPS Eduquer c’est … SAVOIR ECOUTER Eduquer c’est … BEAUCOUP D’AMOUR |










