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Vous savez que dans l'agoraphobie, la phobie
sociale , vous vous faites un film dans lequel
vous vous sentez mal à l'avance.. vous "appréhendez".
Votre imagination se crispe sur des mises
en scène, alors essayez au moment où vous
aller sortir ou être en société et dès que
vous commencez à y penser, à dériver vos
idées ailleurs... mais... quelles bonnes
idées saines pour remplacer les anciennes
idées d' appréhension ? Ici : Autosuggestion
Comment guérir d’une phobie ?
Il existe bien sûr plusieurs méthodes thérapeutique
pour “supprimer” une phobie; la PNL (Programmation
Neurolinguistique), les thérapies Ericksonnienne
(hypnose) supprimeront la phobie mais ne
s’attaqueront pas à l’angoisse elle-même
qui, rappelons-le, doit obligatoirement porter
un nom qui est apposé à quelque chose. Souvent
la phobie disparaîtra donc mais le phobique
aura toujours ce besoin de déplacer son angoisse.
La seule et réelle solution consiste à entreprendre
un travail analytique, une introspection
de soi qui mènera au-delà de la phobie et
fera ressurgir et comprendre bon nombre de
traumatismes enfouis. Cette démarche peut
prendre plusieurs années mais elle apporte
cette liberté de choix et de soi.
1 – La psychanalyse
Pour la psychanalyse, la phobie viendrait
du fait que le sujet étant atteint d'angoisse
(névrose d'angoisse), projette celle- ci
sur un objet phobogène extérieur, pour pouvoir
maîtriser et éviter cette angoisse. Cette
structuration de la névrose est plus économique
psychiquement qu'une angoisse libre.
Le but de la psychanalyse est, à travers
l'investigation de l'inconscient du patient,
de parvenir à une compréhension profonde
des symptômes et de leur raison d'être. Cette
thérapie est plus longue que la psychothérapie
cognitivo-comportementale. Certains psychanalystes
préconisent un travail conjoint avec les
thérapeutes utilisant la TCC, en raison du
caractère parfois envahissant des symptômes,
pour ensuite permettre le traitement analytique
proprement dit.
2 - La thérapie cognitivo-comportementale
(TCC)
C' est une indication thérapeutique pour
le traitement des phobies qui consiste à
proposer au patient à se confronter à la
situation redoutée, d’abord de loin et dans
un contexte rassurant, puis de plus en plus
intimement. Cette exposition progressive
entraîne une diminution des réactions de
peur et permet la guérison dans la majorité
des cas, par désensibilisation.
La psychothérapie cognitivo-comportementale
soigne les symptômes, et peut suffire à permettre
au patient de vivre mieux, en réduisant le
handicap induit par ces symptômes.
Elle constitue un traitement de choix, en
particulier dans les phobies spécifiques
( 70 % de guérison ou forte amélioration
)
La TCC est basée sur l'exposition progressive
à la situation anxiogène :
- Acquisition des techniques de relaxation
et de contrôle respiratoire
- Exposition en imagination
- Exposition réelle
Un débat oppose les adeptes de la TCC et
les psychanalystes qui reprochent à cette
dernière de n'agir que sur les symptômes
et non sur la cause. Les psychanalystes cherchent
à connaître le sens caché de cette angoisse.
Le choix de la thérapeutique dépend avant
tout de la volonté du patient.
Les thérapies comportementales se consacrent
à la phobie spécifique, mais la combinaison
relaxation hypnose est de loin la plus rapide
et efficace. Dans le travail de la peur ou
de la phobie de bégayer, l'interprétation
pourrait être celle-ci : le but est de classer
le «dossier dentiste». Le sujet a vécu un
traumatisme (telle ou telle séance chez le
dentiste), dont l’importance ne lui a pas
permis de développer les ressources pour
lâcher prise, mettre à distance l’événement.
Pour illustrer cela, une personne qui a eu
un accident de voiture, si elle a la capacité
de mettre « entre parenthèse » le dit accident,
n’a pas peur d’un nouvel accident en remontant
dans une voiture. L'accident est arrivé,
mais il est comme lointain. Il n'est plus
prégnant. On en est dissocié (et non associé).
3 – L’hypnose
Sous hypnose, on va opérer un « archivage
». Il ne s’agit pas d’effacer cette période
mais de la mettre à distance, comme un mauvais
souvenir, qui n'a pas de pont direct vers
le présent). La plupart des personnes ayant
vécu un événement ou une période traumatisante
ont beaucoup de mal en la racontant à aller
jusqu’à la fin. L’affaire n’est pas classée,
ils sont encore « dedans ». Les techniques
hypnotiques actuelles, comme la double dissociation,
permettent un lâcher prise souvent immédiat
et sans douleur (il ne s'agit pas de revivre
la période consciemment).
4 – Sophrologie et relaxation
Elles sont complémentaires et permettent
de créer une désensibilisation à la peur.
L’état de relâchement est associé à la scène
anxiogène, vécue ainsi de manière différente,
avec le recul et le relâchement nécessaire.
Ces techniques bénéficient entre autres du
fait que le système nerveux ne fait pas de
différence entre réel et imaginé. Cette compétence
permet de se préparer à une situation, sans
douleur ni appréhension, en toute sécurité.